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Charte de modération

Dernière mise à jour : 22 août 2026.

Le code de conduite dit ce qu’on attend des membres. Cette charte dit qui le fait respecter : comment ces personnes sont choisies, ce qu’elles s’engagent à tenir, et comment on leur retire ce rôle. Elle est publique parce qu’une modération n’est légitime que si ses règles se lisent avant d’en avoir besoin.

Ce qui tue les petites communautés est rarement technique : c’est une modération absente, arbitraire, ou dont personne ne connaît les règles. Cette charte est écrite avant les premières nominations, pour que les règles précèdent les personnes.

Qui modère aujourd’hui

L’équipe se résume à l’éditeur du site (voir les mentions légales). Le rôle est visible : le profil public d’un membre indique s’il est modérateur.

Comment on devient modérateur

Personne ne devient modérateur à son insu, ni sans l’avoir accepté explicitement. La nomination est décidée par l’éditeur, sur trois critères :

  • de l’ancienneté — être membre actif depuis au moins trois mois ;
  • un casier vierge — aucune sanction en cours, aucune au cours des douze derniers mois ;
  • la manière — aider sans écraser, débattre sans blesser. C’est le critère qui compte le plus, et le seul qui ne se mesure pas.

Se proposer est possible, par le courriel des mentions légales. Mais le rôle ne se réclame pas : une candidature insistante est plutôt un signal défavorable.

L’engagement de disponibilité

La disponibilité n’est pas une promesse sur l’honneur : le site la mesure. Si aucun modérateur n’est passé depuis 72 heures, l’écriture se ferme automatiquement — le chat, les bios et les idées — jusqu’au retour de l’un d’eux. Personne n’écrit dans une salle que personne ne surveille.

L’engagement est donc collectif : qu’au moins un modérateur passe dans chaque fenêtre de 72 heures. Individuellement, un modérateur n’a aucune obligation de permanence — c’est du bénévolat. Ce qui lui est demandé tient en un mot : prévenir, quand il sait qu’il sera absent plus d’une semaine.

Les outils, et leurs limites

Un modérateur peut, graduellement : supprimer un message signalé, réduire un membre au silence (« mute », 30 jours au maximum — au-delà, ce serait un bannissement qui n’ose pas dire son nom), et exclure un compte. Une exclusion n’a pas de terme : elle se lève à la main, jamais par oubli.

Trois limites, tenues par le code autant que par cette charte :

  • tout est journalisé — chaque sanction porte le nom de qui l’a prononcée, sa date, sa durée et son motif ;
  • supprimer masque, n’efface pas — le texte d’un message supprimé est conservé, précisément pour qu’une contestation reste possible. Seuls les contenus pénalement graves sont réellement effacés, et ce geste-là est journalisé aussi ;
  • lever une sanction clôture, n’efface jamais — le journal reste entier.

Les conflits d’intérêt

Un modérateur ne traite pas un signalement qui le vise, ni un différend dans lequel il est partie. Il le laisse à quelqu’un d’autre — à l’éditeur s’il n’y a personne d’autre. Sanctionner une personne avec qui l’on est en désaccord personnel est l’abus le plus banal des petites communautés ; c’est celui que cette règle vise.

Contester une décision

Toute décision de modération se conteste, par le courriel des mentions légales. La contestation est relue par quelqu’un d’autre que l’auteur de la décision, dès que la taille de l’équipe le permet. C’est pour cela que rien n’est effacé : on ne peut pas relire ce qui a disparu.

La révocation

Le rôle se retire comme il se donne : par une décision de l’éditeur, motivée. Trois motifs prévus :

  • l’abus des outils — sanction sans motif sérieux, conflit d’intérêt ignoré, usage du rôle dans un différend personnel. En cas d’abus manifeste, les outils sont retirés immédiatement ; l’échange a lieu après ;
  • l’inactivité silencieuse — trois mois sans passage et sans nouvelles. L’absence n’est pas une faute ; ne rien en dire en est une petite ;
  • un manquement au code de conduite — les règles des membres s’appliquent aux modérateurs d’abord.

Une personne révoquée redevient membre ordinaire, sans autre conséquence. Les sanctions qu’elle a prononcées restent en vigueur — elles appartiennent à la communauté, pas à elle — et le journal garde son nom.

Cette charte peut évoluer

Même règle que le code de conduite : la version en ligne, datée, fait foi. Un changement important sera signalé.